Découvrir la Maison de Chateaubriand

La Maison de Chateaubriand en images

 

REZ-DE-CHAUSSÉE
 

Salle à manger (ancien salon de Chateaubriand)

CG92 / Olivier Ravoire

Cette pièce évoque les soirées données par l’écrivain et son épouse Céleste pour leurs amis : les Joubert, Fontanes, Clausel de Coussergues, Pasquier, etc. Chaque année, le 4 octobre, jour de sa fête, Chateaubriand commémorait par un dîner son arrivée à Jérusalem en 1806.

Sur les murs, le papier peint marbré blanc et vert, bordé d’un bandeau fleuri, reprend un modèle des années 1810-1820 conservé au Musée des Arts décoratifs de Paris. Le poêle de faïence blanche est semblable à celui décrit dans l’inventaire précédant la vente de la Vallée-aux-Loups, établi en 1818.

 

Vestibule

MDC / Studio Sébert

Chateaubriand installa dans son logis un escalier à double branche, évoquant celui d’un bateau, peut-être récupéré à Saint-Malo sur un brick anglais démâté. Les degrés de pierre, disparaissant sous les pots de fleurs comme au temps de l’écrivain, ont été conçus pour prolonger le jardin à l’intérieur.

Les grandes baies vitrées ouvrent sur le parc dans lequel Chateaubriand lui-même planta plusieurs arbres – certains sont encore debout – lui rappelant les pays qu'il avait visités (chêne d’Armorique, catalpas et cyprès chauves de Louisiane, cèdre du Liban...). L'auteur y fit « couper une colline » pour « élargir les entrées, et adoucir la pente du chemin ».

Les colonnes de marbre noir et les cariatides du péristyle néoclassique que Chateaubriand installa sur cette façade rappellent son passage par Athènes.

CG92 / Olivier Ravoire

 

Salon de compagnie (ancienne salle à manger de Chateaubriand)

 MDC

Cette pièce est tendue d’une perse Braquenié identique à celle du début du XIXe siècle. Le mobilier Charles X en érable moucheté marqueté d’amarante (fauteuils gondole, deux rares consoles jardinières…), ainsi que les divers objets d’art, évoquent l’attachement de Chateaubriand aux Bourbons. La parure de cheminée en opaline bleue a appartenu à la duchesse de Berry.

 

Salon bleu (ancienne cuisine de Chateaubriand)

CG92 / Willy Labre

Est ici exposée la méridienne sur laquelle Juliette Récamier posa pour le peintre David en 1800. Au-dessus, une copie du célèbre portrait conservé au Musée du Louvre.

Côté parc, des portraits évoquent la période du Consulat : Bonaparte, le cardinal Fesch (oncle maternel de Napoléon), Talleyrand, Elisa Bacciochi (sœur de l’Empereur), le duc d’Enghien.

 

Véranda ou salon des Floridiennes

MDC

Cette pièce occupe une partie de l’aile Montmorency, érigée en 1820.

Des gravures de Rome y sont actuellement présentées.

Le buisson aux oiseaux rappelle le goût des voyages de l’écrivain – les marins, veut la tradition, en offraient à leur famille, chaque année d’absence étant figurée par un oiseau. On peut y observer plus d'une vingtaine d'espèces, parmi lesquelles le guêpier nain, le coucou didric, la veuve de Chapin, le loriot doré, le barbican à poitrine rouge, l'euplecte franciscain, etc.

  

Vestibule Montmorency

 MDC

Des fragments retrouvés au cours des travaux de restauration ont permis de refaire à la planche d’impression le papier peint aux oiseaux et bambous de l’époque Restauration.

La porte néogothique, installée par Mathieu de Montmorency, rappelle l’engouement pour le Moyen Âge qui prévalait déjà à cette époque.

Est actuellement présentée dans cette salle l'édition originale d'Atala illustré par Gustave Doré (1863), complétée de reproductions photographiques de neuf gravures tirées de l'ouvrage.

 

Salon jaune

Sont ici évoquées la carrière politique de Chateaubriand, depuis les Cent-Jours jusqu’à la Monarchie de Juillet, et quelques figures marquantes de cette période.

Au-dessus de la console, le portrait de Chateaubriand par Pierre-Louis Delaval le représente, en 1828, en habit de pair de France.

Dans cette pièce est également exposée l’affiche annonçant la vente de la Vallée-aux-Loups en 1818, dont le texte aurait été rédigé par Chateaubriand.

Le mobilier de cette pièce a appartenu à Matthieu de Montmorency. C’est ici que le docteur Le Savoureux créa son petit musée Chateaubriand.
 

MDC

 

Cabinet

En attendant de trouver un acquéreur après la mise en vente de la Vallée-aux-Loups, Chateaubriand et son épouse se rendirent, d’avril à août 1817, de château en château : à Montboissier, à Montgraham, à Lonné et à Voré.

C'est vraisemblablement sur le bureau présenté ici, provenant du château de Montboissier, que Chateaubriand commença les Mémoires de ma vie, futurs Mémoires d'outre-tombe, et rédigea une partie des chapitres où il évoque ses souvenirs de Combourg.
 

MDC

 

PREMIER ÉTAGE
 

Antichambre

Cette salle est actuellement consacrée à « Chateaubriand et la Grèce ». Y est notamment évoqué l'engagement de l'écrivain en faveur de l'indépendance des Grecs, qu'il évoque déjà dans l'Itinéraire de Paris à Jérusalem (1811) et à laquelle il consacra une Note publiée en 1825.

Sont présentés des gravures figurant plusieurs monuments d'Athènes et le voyage de Chateaubriand en Grèce, ainsi que des objets et écrits évoquant le mouvement philhellène en France.

 MDC

 

Salle d’exposition (ancien Salon de la Nature de Montmorency)

Cette pièce est actuellement consacrée à Louis-Philippe, à travers une vision croisée entre l'iconographie officielle du « roi des Français » et les caricatures qui se multiplièrent sous la Monarchie de Juillet, notamment à travers les deux journaux fondés par Charles Philipon, La Caricature et Le Charivari. Chateaubriand stigmatisa largement dans les Mémoires d'outre-tombe le régime « pansu » de Louis-Philippe, dont il dénonça les travers.

 MDC


Salon Le Savoureux

Sont évoqués ici les propriétaires qui succédèrent à Chateaubriand à la Vallée-aux-Loups : Matthieu de Montmorency, les La Rochefoucauld, et le Dr Le Savoureux et son épouse Lydie. La propriété fut achetée par le Département de la Seine en 1967, et passa au Département des Hauts-de-Seine en 1970.

Le buste en bronze réalisé en 1975 par William Chattaway représente Chateaubriand au retour de son voyage à Prague, « ambassadeur » de la duchesse de Berry auprès de Charles X en exil.

MDC

 

Antichambre turque

MDC

L’inventaire rédigé en 1818 situait dans cette pièce la chambre à coucher, au décor très spartiate, de l’écrivain ; elle était séparée de celle de sa femme par un cabinet.

Elle est actuellement dédiée aux œuvres littéraires de Chateaubriand, dont quelques éditions originales sont présentées en vitrine.

Ornée d’un papier peint panoramique du XIXe siècle représentant une turquerie, d’après des gravures du Voyage pittoresque de la Grèce de Choiseul-Gouffier, son décor évoque les périples effectués par Chateaubriand au long de sa vie. Le mobilier actuel, d'inspiration gothique, est caractéristique du style troubadour (1820-1830).

 

Chambre dite de Juliette Récamier

Autrefois, sans doute, chambre de Céleste de Chateaubriand, cette pièce aurait été occupée par Juliette Récamier lors de ses séjours à la Vallée-aux-Loups entre 1818 et 1826. Sa présence est évoquée par le mobilier Charles X et les objets raffinés qui le complètent.

Au-dessus de la coiffeuse est exposée une peinture sur porcelaine de A. Claude, d’après le célèbre portrait de David.

CG92 / Olivier Ravoire

 

Chambre de Chateaubriand

Grâce à l’inventaire de 1818, cette pièce a retrouvé un décor aussi proche que possible de celui que connut l’écrivain, et s’inspire également de la chambre de la rue du Bac où il mourut.

À gauche de la cheminée, est exposé le portrait de Chateaubriand en 1847, par Antoine Étex. À droite, une huile sur toile anonyme représentant le cortège funèbre au Grand-Bé.

Sur la cheminée, une pendule néogothique suggère le goût pour le Moyen Âge dont Chateaubriand fut l’un des introducteurs en France.

Au sol, le parquet Versailles est celui d’origine.

CG92 / Olivier Ravoire

 

Bibliothèque

CG92 / Jean-Luc Dolmaire


Aménagée en 1987 sur deux niveaux (salle de lecture et mezzanine), elle abrite le centre de recherche consacré à Chateaubriand et à son époque. Elle accueille également des conférences-débats, des lectures et des ateliers.

 

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